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L’écotourisme

  

L'écotourisme ou tourisme vert est un concept né dans les années 1970. Il est centré sur la découverte de la nature : les écosystèmes, le tourisme rural, les espaces verts, les réserves naturelles,…  Tout en proposant des perspectives de développement, l'écotourisme est un cadre idéal favorisant la préservation des richesses naturelles et culturelles de notre planète.   Un tourisme naturaliste, d'exploration et d'aventure existe depuis fort longtemps mais le terme "écotourisme" ne fit son apparition qu’il y a seulement une trentaine d’années. Sa définition est encore plus récente (1991) : « un voyage responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés », la Société Internationale de l’Écotourisme (TIES).

 Un tourisme respectueux de l’environnement

Dans la mouvance du développement durable, l’écotourisme se veut une réponse « durable » à l’inquiétante montée d’un tourisme de masse qui est insuffisamment conscient des menaces qu’il fait peser sur l’environnement. Le tourisme classique, orienté vers une consommation et une rentabilité effrénées, participe à la menace qui pèse sur le non renouvellement des ressources naturelles telles que l’eau douce, les forêts et les récifs coralliens. Ce qui met en péril la survie de nombreuses espèces vivantes, trop souvent exposées à la curiosité de touristes qui s’imaginent avoir payé leur droit à découvrir jusqu’à la parcelle la plus reculée du monde sans aucune restriction.

A l'inverse de ce tourisme qui dégrade les milieux naturels, l’écotourisme se pratique dans la nature, en petits groupes, au sein de petites structures et intègre une dimension éthique et éco-citoyenne. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) la présente comme l'une des branches du "tourisme durable". 

L’écotourisme tend à minimiser son empreinte écologique et donc son impact sur l'environnement afin de le préserver à long terme. Il est davantage centré sur la découverte des écosystèmes et implique une participation active des populations locales et des touristes à la sauvegarde de la biodiversité. 

 Développement et perspectives 

Les principes de l'écotourisme rencontrent les faveurs de nombreux organismes onusiens et d’agences gouvernementales. Des experts engagés travaillent à l’élaboration d’une charte éco-touristique et à son adoption au niveau mondial afin d’aider à faire prendre conscience de la nécessité de préserver le patrimoine naturel et le patrimoine culturel et des manuels de bonnes pratiques apparaissent.

Le secteur connaît un fort taux de développement dans le monde avec des croissances annuelles comprises entre 20 et 35 %. Pour de nombreux pays, il n'est plus préconisé comme une activité marginale destinée à financer la protection de l'environnement, il y est devenu un secteur moteur d'une économie nationale et un moyen de générer des revenus. Ainsi, au Kenya et à Madagascar par exemple, il est devenu la principale source de devises.

Tourisme de découverte ou d'aventure, l'écotourisme a souvent été orienté vers les pays tropicaux, plus riches en biodiversité, où l’on peut observer et étudier plusieurs espèces particulières (oiseaux, baleines, lions, éléphants) dans des paysages idylliques. Mais l’écotourisme s’adapte aussi bien aux autres contrées.

Une journée mondiale pour un tourisme responsable a été instituée. Sa 7ème édition s’est tenue début juin 2013 à Paris, sur le thème : " les îles, laboratoire du tourisme durable "

Une branche du développement durable

L'écotourisme doit avant tout sensibiliser les gens à la beauté et à la fragilité de la nature. Il n'est pas une exploitation commerciale abusive de la nature. Son objectif primordial est la protection et la valorisation du patrimoine naturel et culturel. Il convient donc de garder à l’esprit que le développement de l'écotourisme doit respecter les principes et critères généraux du développement durable.  Une pratique touristique ne peut être qualifiée d’éco-touristique si elle ne participe pas :

  • A la conservation et à la préservation de la biodiversité, voire la restauration des écosystèmes. 
  • A l’éducation des voyageurs sur l'importance de la conservation ;
  • Au respect de la diversité culturelle et ses liens avec l'environnement ;
  • A minimiser les impacts négatifs sur les dommages causés par l’activité touristique ;
  • A encourager le développement durable, en créant des emplois aux populations locales et autochtones.
  • Au partage des bénéfices socio-économiques et socio-culturels avec les communautés locales, en obtenant leur plein accord pour une participation à l'activité éco-touristique et à la gestion de ses impacts.

Les revenus générés doivent donc directement bénéficier aux populations de l'aire concernée et à celles qui en sont riveraines. L'éco-responsabilité suppose une collaboration franche entre le voyagiste, les autorités et les populations locales pour que l'activité éco-touristique apporte un double bénéfice : une réponse aux besoins locaux de développement et aux besoins de conservation, voire de restauration de la nature, dans une approche volontaire de "remboursement de la dette écologique" générée par ce tourisme. Avant toute activité touristique, les autorités doivent développer en amont une planification des sites potentiels en épargnant les zones trop vulnérables. Ces plans seront corrigés en fonction des retours d'expérience et évaluation des impacts du tourisme.  

Cas de la Mauritanie : Une philosophie du partage 

Pour le cas de la Mauritanie, les autorités encouragent des programmes de développement communautaire axés sur l’écotourisme. Les exemples les plus frappants se trouvent dans les réserves naturelles du Banc d’Arguin et du Diawling, mais de nombreux autres cas existent en milieu rural avec la participation active des villageois organisés en comités ou en coopératives et impliqués dans le projet de développement et la collaboration d’organisations internationales. Dans plusieurs localités, des projets de développement communautaire se traduisent par la formation et la sensibilisation des populations locales sur l’intérêt de la valorisation de leur patrimoine et de la protection de leur milieu, des forums de discussions entre ces populations, les ONG, acteurs d’un tourisme responsable et les décideurs afin de trouver localement des réponses appropriées aux problèmes environnementaux les plus préoccupants. Par des activités d’écotourisme, on offre aux communautés, à travers une organisation sociale participative, la possibilité de développer des activités génératrices de revenus tout en conservant leurs traditions et en préservant leur patrimoine culturel et naturel. L’écotourisme valorise les zones naturelles et des sites culturels menacés et participe au développement de l’économie locale. Une partie des recettes  destinée à soutenir les projets communautaires, œuvre pour le développement d’un tourisme équitable.  Le tourisme durable présente donc plusieurs avantages en matière de protection de l’environnement et de lutte contre la pauvreté.  Cependant, il n’est pas rare que des experts s’interrogent sur l’impact positif supposé de cette forme de tourisme. Car, dans la pratique, il est souvent une sorte de tourisme de masse déguisé.  L'écotourisme justifie trop souvent des hôtels de luxe et d’autres structures artificiellement imposées au beau milieu de splendides paysages, au détriment des écosystèmes locaux ; des nouveaux aménagements générateurs de gaz à effet de serre. Une destination éco-touristique prisée fait souvent l’objet d’un déferlement massif de touristes dans des espaces naturels, épuisant et bouleversant les écosystèmes qu’ils sont censés contribuer à protéger. L’énergie consommée pour réaliser des nouvelles infrastructures (accueil, routes, pirogues et autres moyens de transport..) ou se rendre sur les sites éco-touristiques ne va pas dans le sens du respect des milieux naturels visités. Les parcours en 4x4, les hélitransports, l'air conditionné des hôtels, etc., ont un impact nuisible sur la faune et la flore ou les ressources naturelles locales. Les voyages (aériens, croisières) organisés pour faire découvrir la beauté des paysages de l'Arctique ou l'Antarctique et la menace que constitue le réchauffement climatique, ont une lourde empreinte écologique et contribuent de ce fait à ce réchauffement.  L'écotourisme est devenu un label trop prisé. En raison de sa définition assez souple et l’absence de normes de certification, on assiste à une pléthore d’opérateurs présentés comme éco-responsables pour peu qu’ils proposent des produits éco-touristiques.  La Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable est organisée chaque année en France. Sa 3ème édition La Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable est organisée chaque année en France. Sa 3ème édition à Bas du formulaire