In order to view this object you need Flash Player 9+ support!

Get Adobe Flash player

Powered by RS Web Solutions

Colonel MBARECK Ould Bouna Moctar , le Pionnier


 

La qualité et la valeur de cet homme se mesurent à l’aune des sacrifices et loyaux services qu’il a rendus tant à la Patrie, à l’armée qu’il a servie sans réserve, aux siens qu’il a tant aimés et chéris, aux différentes communautés nationales dont il revendique fièrement l’appartenance et qui le lui rendent bien ainsi qu’ aux relations humaines qu’il a tissées tout au long de sa longue et riche carrière de militaire, diplomate et fonctionnaire . Peut-être, a-t-on été peu doué pour cerner la singularité du Colonel M’Bareck Ould Bouna Moctar lui qui nous a gratifiés d’être notre pionnier, le pionnier de notre armée.

Le destin a voulu qu’il naisse au milieu d’un océan de dunes mais surtout de savoir à Boutilimit le 13 mai 1935  au sain d’une famille connue du Trarza. Il ne dérogea à la tradition ancestrale de fréquenter l’école coranique avant de faire l’école dite moderne. Comme tout bon ‘’lettré’’ de son époque, il devient naturellement instituteur, métier que seule, une poignée d’autochtones pouvait exercer. Il enseigna tour à tour à Mederdra puis à Tidjikja 
A la veille de l’indépendance, ce qui devait s’appeler sous peu République Islamique de Mauritanie, avait manifestement besoin d’une armée dont les futurs chefs, seraient à court terme exclusivement mauritaniens. C’est en perspective d’un tel événement que M’bareck est envoyé à Saint-mexaint (France) en qualité d’élève officier en février 1959. Neuf mois plus tard, il est Aspirant puis sous-lieutenant le 16 avril1960, quelques mois avant l’accession du pays à la souveraineté internationale. Promu lieutenant, en juillet 1962, c’est pour lui le début d’une carrière enviable ; il fut le 1er officier à prendre le commandement d’une CIP, en remplacement du Capitaine GAUVIN, blessé dans l’attentat de Néma, puis en 1968, il est à tête d’une deuxième CIP dont le commandement lui a été remis par le Capitaine TREGUER.  C’est aussi au grade de capitaine qu’il est désigné Chef d’Etat major national, devenant du coup, le premier officier mauritanien à prendre les rennes de notre jeune armée en remplacement du Commandant français MOURIER. Fait unique, c’est à lui seul que revient l’honneur d’avoir commandé l’armée nationale à 3 reprises aux grades de capitaine, commandant et colonel.
Contemporain et ami de BA Bocar ALPHA, SALL Abdoul Aziz et Youssouf KOITA, Colonel M’bareck était aussi à l’aise en leur compagnie qu’au milieu des siens. C’est à juste titre, d’ailleurs qu’il se réclame lui-même ‘’ citoyen des 4 communautés’’.
De l’aveu de ceux qui ont eu à travailler sous ses ordres, c’est un homme honnête, raffiné et correcte. Lui-même interrogé au sujet de son honnêteté légendaire, il répond sans détour « demandez à mon intendant Anne Amadou BABALY, tout ce qu’il dira de moi à ce propos est vrai’’. Le président Moctar Ould Daddah qui appréciait ses services songea à l’élever au grade de général mais il dut se résoudre à lui expliquer que le niveau de l’armée de l’époque ne justifiait pas une telle promotion. Le Colonel M’Bareck fut soulagé par cette décision présidentielle car lui-même trouvait une telle promotion inopportune. Actuellement en service à la Direction de l’un des opérateurs de téléphonie mobile de la place, il met ses compétences à profit pour que l’expérience du militaire, diplomate et chef d’entreprise qu’il fut puisse profiter à tous.
Aujourd’hui, refusant de se faire gagner par l’oisiveté dans les courts moments de répit, il fait de l’écriture un exutoire. Son fameux ‘’POINT du COLONEL’’ paraissant dans un journal local a ses inconditionnels qui ne le ratent sous aucun prétexte. Au sujet de sa carrière et de l’immense expérience peu commune, il pense les consigner dans un livre autobiographique dont l’esquisse sera entamée sous peu, incha’Allah.
En bon militaire, il a su garder l’amour de la patrie au fond de son cœur et même dans son environnement immédiat comme pour perpétuer l’immuable rituel dû aux couleurs de notre emblème national, auquel les militaires rendent les honneurs quotidiennement. Dans son bureau, trône en bonne place, le drapeau national qu’il salue respectueusement avant d’entamer sa journée de travail. Seuls les hommes tissés à la fibre patriotique tel M’Bareck O Bouna Moctar ont un immense respect pour leur emblème car il a de qui tenir le respect des symboles.
Ceci n’est qu’un infime pan de la vie de cet homme affable, modeste malgré sa grandeur morale que tout hommage ne pourrait décrire. Encore bon pied,bon oeuil Puisse Allah le Tout Puissant lui perpétuer une santé de fer prêter longue vie. Ami
Situation matrimoniale :
Père de trois enfants (28- 24- 16ans)                                       
Diplômes :
-          Brevet élémentaire
-          Baccalauréat
-          Certificat d’aptitude pédagogique
-          Certificat  de psychologie enfantine
-          Diplômé des Ecoles d’Etat Major et de  Guerre de Paris

Quelques fonctions occupées :
-          Chef d’Etat Major et inspecteur des Forces Armées Nationales
-          Ministre  de la Défense et Chef d’Etat Major des Forces Armées Nationales
-          Gouverneur Adjoint de la 3 Région 
-          Gouverneur de la 2 Région
-          Premier Conseiller et ambassadeur en Allemagne
-          Chargé d’affaires  administratives par intérim à Washington
-          Ambassadeur en Tunisie
-          Ambassadeur au ZaÏre
Décorations :
-          Nationale : officier du mérite National
-          Etrangère : officier du mérite Français
Admis à la retraite  en 1978
Langues parlées et écrites :
-         
Arabe

-          Français
-          Bonne initiation en Anglais et en Espagnol